MÉMOIRE(S) DE DIASPORA

Le nombre de personnes en situation de diaspora est estimé à 600 millions, soit 10 % de l’humanité.
À Arnouville, dans le Val d’Oise, les premiers Arméniens arrivent en 1922.
Récit photographique d'après les témoignages de leurs enfants et petits-enfants, membres de la diaspora arménienne d'aujourd'hui.

Garbis
Sans pain sur place, les soldats ont autorisé mon grand-père à recruter quarante prisonniers pour faire tourner son moulin. Ça leur a sauvé la vie. Plusieurs l'ont suivi à Arnouville où les Nigoghossian ont été la première famille arménienne à s’installer.

Sonia
Une tante de ma mère, directrice de maternelle en poste en Egypte, était au courant de tous les faits et avait accès aux listes des noms des orphelins.

Hripsimé
En exil, la couture était un moyen courant pour les femmes de subvenir aux besoins de la famille.

Karine avec Mourad, son mari, la mère de Mourad et leurs cinq enfants
Soeur de Agavni, fille de Ankine, petite-fille de Aznif et arrière petite-fille de Gayané
1978 naissance Istanbul, Turquie | Résidence Villiers-le-Bel, France

Les noms et prénoms arméniens ont été transformé au fil des événements et de la dispersion de ce peuple dans le monde. En cinq générations depuis 1915, le clan Ohan est devenu Ohanian en Europe et aux États-Unis, Goçmen et Konuk en Turquie ou encore, Toroslar en Arménie et en Turquie.

Knar, fille d'Agavni et arrière arrière petite-fille de Gayané, s'est rendue en Arménie en 2005 à l'occasion des commémorations du génocide.

Des jeunes arméniens de Clamart à la célébration des 20 ans de l'association Sassoun à Arnouville.

Le maillage des communautés d'île-de-France créé par le lien familiale et culturel à travers l'école, l'église et les associations.

Le couvent des Sœurs Arméniennes d'Arnouville a été construit en 1931.
Près de 500 orphelines du génocide y ont été accueillies et éduquées.
Aujourd’hui ce sont les associations qui proposent des cours d’arménien, d’histoire arménienne, des ateliers de chant et de danse.

Espace Charles Aznavour, Arnouville. Au premier rang, une table réunie les arrières petits-enfants du chef de Sassoun qui n’a jamais quitté l’Arménie. L'association culturelle arménienne qui porte le nom du village fête ses 20 ans. Elle est présidée par Agavni Bolak dont l'arrière grand-mère est originaire de Sassoun.

© Celia Pernot 2019
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